26 août 2026

Maison CHAILLET Joseph et Marie-Louise

 Maison CHAILLET Joseph et Marie-Louise

(ancienne maison COINTOT)

Propriété de la famille CHAILLET, cette maison était auparavant celle d’Eugène COINTOT, de sa femme Alice et de leur fille Georgette.

Lorsque Eugène, encore célibataire, s’est installé dans cette maison, il vivait avec son vieux père et sa sœur Anaïs. Ils venaient d’être victimes d’un incendie qui avait entièrement détruit leur maison située à la sortie du village.



Maison CURTY, dite « chez Vernier »

 Maison CURTY, dite « chez Vernier       "chez Perrenot " maintenant

Ancienne maison de la famille CURTY. Jules, le père, était un homme assez renfermé. Il avait fait la guerre de 1870 contre les Prussiens et avait été fait prisonnier en Allemagne. Certains l’appelaient « le sous-off » ou « le sergot ».

Veuf, il avait huit enfants, dont plusieurs ont quitté la maison alors que j’étais encore très jeune.
L’un d’eux, Auguste, dit « Bassour », amputé d’une jambe à la suite d’un accident, marchait avec des béquilles. Taciturne lui aussi, il s’est noyé dans un trou d’eau de la Ragie-Pierrard.
Émile est mort écrasé par un train à Marseille.
Joseph, marié à Charlotte ALPHE et habitant Mandeure, a lui aussi eu une fin tragique.

Parmi les filles, Julie ; Xaverine, qui a épousé Virgile CURTY et repris la maison familiale ; Aline, mariée à MIDOT ; et Louise, mariée à Joseph TRIMAILLE, dit « Giégié » (prononcé " Diedgie" en patois de Voillans . 






25 août 2026

Maison "chez MERGUET" puis CHAILLET J.

Maison « chez MERGUET », puis CHAILLET J.

Ancienne maison de Pélagie LANOIX, une pauvre vieille dont l’esprit était profondément troublé. Dans ses rêves, ou peut-être dans ses pensées nocturnes, elle recevait la visite du préfet ou du procureur de la République.
Elle élevait quelques chèvres, peut-être aussi quelques poules et des lapins, mais cela devait lui procurer un revenu si insignifiant que, comme pour d’autres personnes de cette époque, je me suis toujours demandé de quoi elle pouvait réellement vivre.
Certains prétendaient qu’elle avait été autrefois à l’aise, mais qu’elle aurait été ruinée vers 1915 ou 1916 lors du krach des emprunts russes. Il se disait d’ailleurs que ce sont ces titres périmés qu’elle transportait toujours avec elle dans une sorte de poche ou de musette.

Pour nourrir ses chèvres, qu’elle emmenait souvent avec elle, elle récoltait du foin non pas coupé mais arraché, à l’aide d’une faux qui coupait à peine plus qu’un morceau de tôle. Il faut dire qu’elle était bâtie comme un homme. Elle faisait d’énormes ballots qu’elle transportait sur une brouette, parfois sur plusieurs kilomètres.

Ses départs de la maison donnaient lieu à un rituel immuable : elle fermait la porte à clé, faisait quelques pas, posait la brouette, puis revenait s’assurer que la porte était bien fermée et qu’il n’y avait personne à l’intérieur, en regardant par le trou de la serrure. Ce manège se répétait plusieurs fois, trois ou même quatre, en s’éloignant de plus en plus loin, parfois jusqu’à près de cent mètres.

Longtemps après son décès, la maison a été achetée et habitée par Célestin HEME, dit « Merguet », et sa femme Louise. Elle est ensuite devenue la propriété de Joseph CHAILLET, qui ne l’a jamais occupée.






24 août 2026

Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 25 août au 1er septembre 2026

Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien 

Attention le jeudi la séance est à 20H00



Maison STREIT Roland et Béatrice

 Maison Streit Roland et Béatrice

Anciennement connue sous le nom de « chez Rigolisse », sobriquet porté par ses anciens propriétaires.
À mon époque, cette maison était habitée par la famille Lanoix, ou Lanoy.

J’y ai connu deux frères : Auguste, dit « le Noir », et son frère Paul, dont le surnom m’échappe, ainsi que leur neveu, dit « Antoine ». Il me semble aussi avoir aperçu la mère de ce dernier, « la Phanie », mais ce souvenir reste vague.

Alors que j’étais encore très jeune, la maison a été achetée par la famille Coquard, puis par Daniel Billerey, après la disparition des membres de cette famille.
C’est ce dernier qui a entrepris d’importants travaux pour l’habiter, avant de la revendre quelques années plus tard.

"Chez RIGOLISSE"
Maison STREIT


23 août 2026

Maison GUILLAUME Charles

Maison Guillaume Charles

De ses parents et grands-parents, et cela depuis de très nombreuses générations, j’y ai connu Paul et Louise Chaillet, ses grands-parents, Charles, surnommé « Tête de Brebis », et sa femme Honorine Guillaume, sœur de la Mama et de Bismark.

Les familles Guillaume et Jeannin étaient alors considérées comme des familles respectées du village.
Quand j’étais jeune, le vieux Charles avait à peine soixante ans, mais il ne travaillait plus. Il se promenait souvent avec sa canne et avait une allure différente de celle des cultivateurs ordinaires.

À quelques pas de leur maison, ils en possédaient une seconde, qui, je crois, est aujourd’hui en partie démolie.
Elle était mitoyenne avec la maison d’habitation de la famille Alphe : Émile, un veuf, qui vivait avec ses enfants, Louis, dit « Kakolin », Augustine, dite « la Titine », Charlotte et Auguste, dit « Gugu ».

Cette famille était connue sous le surnom de « chez le Charron ». À l’exception de Charlotte, leur mode de vie était souvent désordonné et marqué par des excès. Kakolin, en particulier, avait un caractère difficile et gardait facilement rancune.
Le dimanche soir, lorsqu’il avait trop bu, il devenait parfois le sujet de plaisanteries de la part des jeunes du village. Certains, comme Marcel Curty et Stéphane Guillaume, allaient jusqu’à lui dresser de faux procès-verbaux pour ivresse. Les plaisanteries allaient parfois un peu loin, et il est étonnant qu’il n’en soit jamais résulté d’incidents graves.

Il faut dire qu’à cette époque, les distractions étaient rares au village. 


Chez GUILLAUME