13 août 2026

Maison JEANNIN et le Moulin

 Maison JEANNIN et le Moulin

L’ensemble se compose de trois bâtiments :

  1. La maison habitée actuellement par René COUR, dit « Courtepatte ».
    C’était la maison des grands-parents de Simone :
    Stanislas JEANNIN, dit « Stanis », également surnommé « le vieux meunier », de sa femme Mélanie et de leur fille Félicie.
  2. La maison voisine, habitée par Séraphin JEANNIN, fils de « Stanis », sa femme Marguerite GIRARDOT et leur fille Simone.
  3. Le moulin proprement dit, dont s’occupait Séraphin et qui avait encore une certaine activité quand j’étais jeune.
    J’ai encore vu plusieurs habitants des villages voisins venir y faire moudre leur blé.
    Quand j’y allais moi-même, j’aimais entendre le ronronnement des machines : meules et tamis.
    C’était une atmosphère spéciale, ouatée, que j’aimais beaucoup.

Sous un appentis attenant au moulin, il y avait une batteuse très rudimentaire : elle ne secouait ni ne vannait la paille et les grains, elle ne faisait qu’égrener les gerbes.
Je me souviens d’y avoir accompagné mes grands-parents BIANCHI pendant la guerre de 14-18.
C’était la vieille Pélagie CURTY, mère de Séraphin, qui « engrenait ».

Tout cet ensemble – moulin et batteuse – était actionné par une grande roue à aubes de 2,50 à 3 mètres de diamètre, alimentée par l’eau de la Baie et du ruisseau.
J’aurais pu passer des heures à la regarder tourner, tant c’était beau.

Plus tard, Séraphin supprima la batteuse pour y installer une scie qu’il avait construite lui-même et avec laquelle il faisait du sciage de planches pour le public.
Il remplaça ensuite la roue à aubes par une chaudière à vapeur, puis encore plus tard par une turbine moderne placée au fond du « trou de la perte du moulin », d’environ dix-huit mètres de profondeur par rapport au niveau de la route, alimentée par l’eau de la Baie.

Cette turbine actionnait les machines (scie et moulin) par un arbre de transmission muni d’un cardan.

Cette installation, qui traversait le poulailler, causa la mort de Simone qui, en ramassant ses œufs, fut happée par ses vêtements et tuée dans d’horribles conditions                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Le moulin de Voillans étant l un des plus anciens bâtiment du village, il fera l'objet d'articles plus approfondis, si cela est possible, bien entendu, avis aux personnes qui auraient des documents sur ce sujet et aussi de vieux papiers, images et photos concernant le village (leur village) nous sommes intéressés et leur nom sera cité comme source de ces documents .




















Garage MAREE

Garage MARÉE

Sur son emplacement existait autrefois une petite maison de culture comportant un logement sur le côté, mais je ne l’ai jamais vue habitée.
J’ignore à qui Joseph HEME l’avait achetée. À l’époque, elle portait le nom d’une famille que tout le monde a malheureusement oubliée.



12 août 2026

Du Colonel au Capitaine

 Du Colonel au Capitaine

Aujourd'hui à 11:33 il y aura une éclipse solaire, donc un événement que l'on ne peut pas vivre tous les jours. faites venir la troupe en tenue de sortie. Je donnerai moi-même des explications lors de l'observation de ce phénomène. S'il pleut, nous ne pourrons admirer cette éclipse; dans ce cas, la troupe devra se rendre à la cantine pour le repas.

Du capitaine à l'adjudant-chef

Sur l'ordre du commandant du régiment, il y aura aujourd'hui à 11:33 une éclipse solaire. S'il pleut, nous ne pourrons pas bien observer le phénomène en tenue de sortie dans le terrain. Dans ce cas, nous procéderons à la disparition du soleil dans la cantine, donc quelque chose que l'on a pas l'occasion de voir tous les jours.

De l'adjudant-chef au Sergent

Sur ordre du commandant du régiment, nous procéderons aujourd'hui, en tenue de sortie, à la disparition du soleil dans la cantine. Le commandant du régiment donnera des ordres s'il pleut, donc quelque chose qu'on ne peut pas voir tous les jours.

Du Sergent au Caporal

S'il pleut ce matin dans la cantine, donc quelque chose qui n'arrive pas tous les jours, le commandant du régiment disparaîtra à 11:33 en tenue de sortie.

Du Caporal aux copains de chambrée

Aujourd'hui à 11:33, notre commandant du régiment disparaîtra. Dommage que l'on ne puisse pas voir ça tous les jours.

Maison LIARD

Maison LIARD

Elle se compose de deux bâtiments :
une maison avec logement, grange, écuries et caves, le tout à ras de la route Baume-Clerval, que j’ai toujours vu occupée par la famille CURTY, plus précisément par la veuve CURTY, Alice, et ses sept enfants.
(F-C : mon grand-père Joseph CURTY est mort très jeune, à 37 ans.)

La petite maison du bas, aujourd’hui restaurée, agrandie et habitée, était occupée par la grand-mère de la famille CURTY-JEANNIN :
Marie PERNET, veuve JEANNIN, et sa fille Emma.

J’ai toujours entendu dire que la partie la plus vieille de cette construction était une chapelle, et même la plus ancienne du village.
Elle en a l’allure : étroite, haute, bâtie de belles pierres en corniche. 

Louis LIARD a été maire de Voillans pendant de nombreuses années. La Bastienne quant à elle, a tenu la cabine téléphonique depuis son installation. 





11 août 2026

Maison Albert HEME dit "Babarie"

 Maison Albert HEME dit « Babarie »

Ancienne maison d’habitation de la famille Constant VUILLAIN et de sa femme Victorine, avec leurs filles Marie et Julie.
Marie avait un fils de quelques années plus jeune que moi, puis ensuite une fille.
À la mort de leurs parents, Marie a quitté Voillans pour aller demeurer à Baume, et sa sœur Julie est partie à Crosey.

La maison a donc été achetée par Joseph HEME et sa femme Marguerite GIRARDOT, parents de Louis, Marcelle et Albert dit « Babarie ».

Un souvenir me revient : je devais avoir une quinzaine d’années et nous étions à la batteuse chez Constant VUILLAIN.
Il y avait Joseph CURTY dit « Vernier », Paul HEME dit « Blotti » et Paul CURTY. Ce dernier doit s’en rappeler, il ne peut pas l’avoir oublié.

Au moment du repas, nous étions dans le « poêle » (grande pièce à vivre en Franche-Comté), prêts à passer à table, quand quelque chose intrigua Joseph « Vernier », qui avait plus de vingt-cinq ans et donc un peu plus d’audace que nous.
Il voulut soulever le couvercle de la soupière posé sur la table, mais le vieux Constant s’y opposait énergiquement.
Après une petite lutte silencieuse, Joseph réussit quand même à lever le fameux couvercle…
Et là, stupeur générale : il recouvrait un superbe « cadeau » déposé par la petite fille de Marie, âgée de trois ans, directement sur la table.
Le grand-père avait tenté de sauver la situation en posant dessus la première chose qu’il avait trouvée : le couvercle de la soupière.

Il s’ensuivit un grand moment d’hésitation avant de s’asseoir pour manger.
Je ne me souviens plus non plus si nous sommes restés longtemps à table…







Marcel (ex HEME Albert dit "Babarie")

6 août 2026

Maison (ruines) MESTROT Louise

 Maison (ruines) MESTROT Louise

Ancienne maison d’habitation de Madame Louise MESTROT, de sa fille Eugénie, veuve de Félix CURTY, et des enfants de cette dernière : Fernande et Claude.
Ces deux enfants étaient pupilles de la Nation, leur père Félix, que je n’ai pas connu, étant mort en Alsace pendant la guerre de 14-18.

Cette maison comprenait deux logements.
Celui orienté au nord, sur la ruelle du Facteur, était occupé par la famille MESTROT-CURTY.
L’autre, orienté au sud, sur la route de Clerval à Baume, était habité par Zéphyrin MOREL et sa femme Armandine CHAMPROY, dite « la Mandine ». Je les ai peu connus, mais je me souviens que Zéphyrin était un petit homme sec, tandis que sa femme, sœur de Philomène FRICHET, faisait presque deux fois son poids.

Après la mort du couple MOREL, leur logement est devenu la propriété d’Eugénie CURTY, dite « la Génie ».
Les enfants de celle-ci, Fernande et Claude, sont décédés relativement jeunes. Lorsque la Génie mourut à son tour, la maison fut achetée par Maurice BOURGEOIS, le maréchal-ferrant.

Aujourd’hui, c'est un véritable champ de ruines (1).

P-S de F-C :
(1) Les ruines sont actuellement completement déblayées