9 juin 2026

Sous le vieux marronnier

Sous le vieux marronnier 

Il s'en est raconté des histoires, sous le vieux marronnier, à la sortie du village, en direction du Creux d’Alouette et Clerval. Beaucoup d’entre nous se souviennent encore y avoir vu certains de nos anciens, assis sous son ombre fraîche, comme à leur place, comme s’ils avaient toujours été là.

L’un était installé sur un tronc à fendre les bûches, un autre sur le siège en ferraille d’une vieille faucheuse, les autres sur un banc un peu usé par les années. Il y avait là Paul, Louis, Marcel, Robert… et bien d’autres encore, dont les voix semblent parfois résonner encore quand on passe par là.

Il faut dire que ce lieu de rassemblement venait d’un autre temps, d’une époque où, pour communiquer, il n’y avait guère que la cabine téléphonique pour presque tout le village. Alors on se retrouvait là, naturellement.

Lui aussi avait vu la très vieille maison de ferme, celle où justement était installée la cabine téléphonique depuis l’arrivée du téléphone au village. Cette maison, située de l’autre côté de la route, en face du marronnier, avait été démolie quelques années plus tôt. C’étaient les habitants de cette maison qui l’avaient planté, alors qu’il n’était qu’un rameau.

Le vieux marronnier a vu défiler et palabrer bien des anciens, il les a vus rire, discuter, se chamailler parfois… vivre, tout simplement.

On critiquait tout ! Les lois, les hommes politiques, les gens, les jeunes… tout, en général. Enfin, comme aujourd’hui. Mais ce n’était jamais bien méchant. C’était leur manière d’être ensemble, de ne pas se sentir seuls, de faire passer le temps.

Et le temps, justement, semblait s’écouler autrement sous ses branches. Les heures de leurs longues journées glissaient plus doucement, presque apaisées, sous l’ombre épaisse et fraîche du vieux marronnier. Comme si cet arbre, témoin silencieux de tant d’années, gardait en lui un peu de leurs vies, de leurs paroles, de leur présence.

Aujourd’hui encore, il suffit de s’en approcher pour avoir l’impression qu’ils ne sont jamais tout à fait partis.

Mais voilà… le pauvre marronnier, planté trop près de la route qui traverse le village, avec ses branches basses trop penchées sur la chaussée, doit aujourd’hui être amputé de celles-ci. Il faut bien permettre la construction d’une chicane, destinée à faire ralentir les véhicules et leurs conducteurs trop pressés, dangereux et inconscients.

C’est sans doute nécessaire… mais le voir ainsi raccourci, changé, fait bien comprendre que les choses ne reviennent pas en arrière. Ce qui a été vécu là reste, mais autrement.

Et même si plus personne ne s’y assoit comme avant, il suffit de passer à côté pour savoir que, là, il s’est passé quelque chose.

8 juin 2026

Vide-greniers 2026 : encore une belle réussite !

 Le vide-greniers de cette année aura été, une fois de plus, une belle réussite.

Sous un soleil généreux, chineurs, promeneurs et curieux sont venus nombreux tout au long de la journée, malgré les nombreuses manifestations similaires organisées dans les communes voisines.

Un grand merci aux exposants et aux visiteurs qui, par leur présence, ont largement contribué à ce succès.

Nos remerciements vont également aux membres du Comité des fêtes, aux conseillers municipaux, aux bénévoles et à toutes les personnes qui se sont investies sans compter pour faire de cette manifestation une réussite. Grâce à eux, tout s'est déroulé dans la bonne humeur et la convivialité.

Et si certains sont repartis avec le coffre plein d'objets improbables dont ils ignoraient l'existence le matin même, c'est bien la preuve que le vide-greniers a tenu toutes ses promesses !

Rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle édition, avec encore plus de trouvailles, de rencontres et de bonne humeur.


Photos - Judith Monnin  





















Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 10 au 16 juin 2026

Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien 

Attention : nouvel horaire le jeudi : 20H00




6 juin 2026

Ruines de l'ex-maison "Fiocon"

Ruines de l’ex-maison « Fiocon »

Sur un emplacement où il ne reste aujourd’hui qu’une petite remise, rebâtie par Claude Curty, j’ai encore vu autrefois une vieille maison appartenant et habitée par le « vieux Fiocon ».
En réalité, il s’agissait de Clerc François (grand-père de Roger) et de son fils Alexis, un vieux célibataire.

J’ignore s’ils l’habitaient encore lorsque la maison s’est effondrée vers 1920.
Les ruines, achetées par Eugénie Curty, ont ensuite été revendues à Maurice Bourgeois. Le restant du bâtiment (le cabanon) ainsi qu’un bout de terrain ont par la suite été vendus à M. Figuet Daniel par les petits-enfants de Maurice Bourgeois. 



5 juin 2026

Mariage de Cindy Barrand et Joffrey Amiotte

Samedi 23 mai à 16 heures, en mairie de Voillans, le maire Simon Guillaume, a uni par les liens du mariage Cindy Barrand et Joffrey Amiotte, tous deux habitants de la commune. 

De nombreux amis et proches attendaient les jeunes mariées à la sortie de la mairie afin de les féliciter et de partager ce beau moment de bonheur. 

Sous un soleil complice - qui avait lui aussi décidé d'être à la fête - sourires, embrassades et bonne humeur étaient au rendez-vous. 





3 juin 2026

Maison PIGUET

 

Maison PIGUET Colette

Ancienne maison de Stanislas CURTY, maréchal-ferrant (père de la Magnatte).
Il me semble l’avoir vu devant sa porte, mais c’est un souvenir vague et incertain, car il a dû décéder en 1915 et j’avais 4 ans. Veuf, il vivait avec une ou plusieurs de ses sept filles. Il n’avait qu’un fils, Marius, tué en 1914 dès le début de la guerre, ou peut-être blessé mortellement et décédé dans un hôpital.

Dans cette maison, j’ai surtout connu Marthe (1), qui a dû rester à Voillans jusque vers les années 1920. J’allais parfois jouer avec un de ses fils, Denis Guinegagne (2), un Parisien un peu plus âgé que moi, qui venait en vacances chez sa tante.

Vers 1920, la maison a été vendue à Julien Vautrin, marié à Suzanne Corlet (du Creux d’Alouettes). Un fils Vautrin, qui était forgeron, a exercé pendant quelques années seulement, puis il est parti à Nancy avec sa famille, après avoir vendu forge et maison à Maurice Bourgeois, marié à Maria Marinesse.

En hiver, ou les jours de pluie, la forge était souvent le lieu de rassemblement des jeunes et moins jeunes du village, et quand Maurice Bourgeois avait une grosse pièce à forger, il y avait toujours quelqu’un pour prendre le marteau et frapper devant (3).

À un moment donné, Maurice et sa femme avaient ouvert un café, qu’ils ont exploité pendant plusieurs années. Ils avaient trois enfants : Louis, Simone et Andrée.

En 1934, Maurice Bourgeois ayant décidé d’agrandir les bâtiments, c’est Albert Curty (père de Charles) et moi-même qui avions construit l’écurie.


P.-S. : de F. C.

(1) Marthe, fille de Stanislas, née en 1892.
(2) Denis, petit-fils de Stanislas, né en 1906.
(3) Celui qui « frappe devant » se place de l’autre côté de l’enclume et bat le fer avec un gros marteau (4 ou 5 kg) appelé « à devant », tenu à deux mains. De la main gauche, le forgeron tient le fer rouge avec une pince et le présente à la frappe de l’autre, qui doit toujours battre au milieu de l’enclume. Alternativement, le forgeron bat le fer avec son marteau appelé « marteau d’enclume », et pour arrêter les frappes, le forgeron donne un petit coup à droite sur l’enclume.
(Source : livre de Jean-Loup Trassard, Neige sur la forge.)



Pierre Champroy et Alphonse Pourcelot en action

La forge